Influenza aviaire H5N8 : passage à un niveau de risque modéré

 
 
H5N8 : passage à un niveau de risque modéré sauf dans 85 communes

Le niveau de risque est, à partir du 15/04, considéré comme "modéré". Toutefois, le confinement des volailles de « basses-cour » reste obligatoire dans 85 communes de l’Yonne.

Par arrêté du 12 avril 2017, le Ministère de l’agriculture a diminué le niveau de risque lié à l’influenza aviaire. Qualifié d’ «élevé» depuis le 5 décembre 2016,  le risque est désormais évalué comme « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Cet arrêté est pris compte tenu de l’évolution favorable de la situation sanitaire observée dans la faune sauvage française et de l’absence de cas récent dans les zones de provenance des oiseaux migrateurs présents ou circulant sur le territoire national.

Aussi à compter du 15 avril 2017, date d’entrée en vigueur de l’arrêté, les mesures de confinement des volailles de producteurs dans les bâtiments d’élevage ou basses-cours protégées et des volailles de particuliers ne sont plus obligatoires. Par ailleurs, les rassemblements d’oiseaux sont de nouveau permis, ainsi que les lâchers de gibier.

Toutefois, dans les 85 communes dites « à risque particulier », le confinement des volailles, l’absence de rassemblement d’oiseaux et de lâchers de gibier restent en vigueur (carte et liste jointe). Ce sont des communes qui comportent des zones humides abritant de nombreux oiseaux sauvages. Des dérogations pourront être accordées au cas par cas aux professionnels, après avis d’un vétérinaire, par la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPPdirection départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations).

Accolay, Appoigny, Armeau, Augy, Auxerre, Bassou, Bazarnes, Beaumont, Beon, Bonnard, Cezy, Champigny, Champlay, Champs-Sur-Yonne, Chamvres, Charmoy, Chatel-Censoir, Chaumont, Chemilly-Sur-Yonne, Cheny, Chichery, Coulanges-La-Vineuse, Coulanges-Sur-Yonne, Courlon-Sur-Yonne, Courtois-Sur-Yonne, Crain, Cravant, Cuy, Epineau-Les-Voves, Escolives-Sainte-Camille, Etigny, Evry, Gisy-Les-Nobles, Gron, Gurgy, Irancy, Joigny, La-Roche-Saint-Cydroine, Licheres-Sur-Yonne, Lucy-Sur-Yonne, Maillot, Mailly-La-Ville, Mailly-Le-Chateau, Marsangy, Merry-Sur-Yonne, Michery, Migennes, Moneteau, Paron, Paroy-Sur-Tholon, Passy, Pont-Sur-Yonne, Pregilbert, Rousson, Saint-Aubin-Sur-Yonne, Saint-Bris-Le-Vineux, Saint-Clement, Saint-Denis, Sainte-Pallaye, Saint-Julien-Du-Sault, Saint-Martin-Du-Tertre, Sens, Serbonnes, Sery, Trucy-Sur-Yonne, Veron, Villeblevin, Villecien, Villemanoche, Villenavotte, Villeneuve-La-Guyard, Villeneuve-Sur-Yonne, Villeperrot, Villevallier, Vincelles, Vincelottes, Vinneuf.

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Les compétitions nationales de pigeons voyageurs sont autorisées sous conditions (absence de pigeons en provenance de zones règlementées suite à la présence de foyers d’IAHP, et absence de survol de ces zones).

La vigilance reste de rigueur. Depuis le 1er juillet 2016, des mesures de biosécurité sont obligatoires dans les élevages professionnels comme dans les basse-cours, visant à prévenir la diffusion du virus (arrêté ministériel du 08 février 2016). Ces mesures concernent l’aménagement des bâtiments et des parcours, mais aussi les pratiques d’élevage et le transport des volailles. Des formations sont actuellement organisées par la Chambre d’agriculture et les groupements professionnels pour les éleveurs, afin de les aider dans la mise en place de ces mesures préventives.

Dans les basses-cours, l’aliment et l’eau mis à disposition des volailles doivent être placés à l’abri des oiseaux sauvages. Les volailles doivent être maintenues dans un espace clôturé qui leur est  dédié, et ne pas divaguer.

Enfin, tout signe évoquant une maladie ou toute mortalité anormale dans les élevages ou basses-cours doivent être signalés sans délai à un vétérinaire ou à la DDCSPP.

Tout oiseau trouvé mort, comme les cygnes, canards, oies, foulques et autres oiseaux d’eau, les plus sensibles au virus devront être signalés et collectés afin de réaliser des analyses. Les particuliers ne doivent manipuler sans précaution ces cadavres.


Quelles sont les mesures à mettre en place pour les particuliers dans la zone à risque particulier

Ce confinement consiste à enfermer les volailles dans un bâtiment, ou à les protéger par des filets placés sur les parcours extérieurs auquels elles ont accès, afin de limiter les contacts avec la faune sauvage.

Toute mortalité anormale dans une basse-cour doit être signalée sans délai à un vétérinaire ou à la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations pôle services vétérinaires/santé et protection animale).

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Quelles sont les autres mesures pour les professionnels, les chasseurs, les promeneurs, ... ?

  • En zone à risque, le confinement (ou la protection par des filets) s'applique aussi aux élevages commerciaux : une dérogation pourra être accordée sous couvert de réduction des parcours et validation du plan de biosécurité par une visite du vétérinaire sanitaire.
  • Par ailleurs, les rassemblements de volailles (foires, salons) sont interdits dans les 85 communes à risque particulier, ainsi que les lâcher de gibier à plume.
  • La mise en mouvements des appelants et les lâchers de pigeons sont interdits sur tout le territoire métropolitain. Les lâchers de gibier à plume sont tolérés sous couvert de mesures de traçabilité.
  • Enfin, les mesures de surveillance des mortalités d’oiseaux sauvages dans le département de l’Yonne dans le cadre du dispositif de surveillance et de prévention de l’influenza aviaire sont maintenues. Les oiseaux trouvés morts pourront être collectés en vue de réaliser des analyses. En aucun cas les particuliers ne doivent manipuler sans précaution ces cadavres.

Que faire cas de découverte d’oiseaux morts ?

Toute mortalité d’oiseaux sauvages, notamment les espèces sensibles au virus comme les cygnes, canards, oies, foulque et autres oiseaux d’eau à partir d’un seul spécimen (ou concernant les autres espèces, s’il s’agit de cas groupés) doit être signalée :

  • en semaine à la Fédération des chasseurs de l’Yonne
  • les week-end et jours fériés à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage

En cas de difficulté à joindre ces deux organismes, les appels seront transmis à la DDCSPP, services vétérinaires (ou à la Préfecture en dehors des horaires d’ouverture au public).


CONTACTS téléphoniques :