Influenza aviaire H5N8 : Tout le département de l'Yonne en zone de risque "élevé"

 
 
H5N8 : Tout le département de l'Yonne en zone de risque "élevé"

Le confinement des volailles de « basses-cour » est obligatoire dans TOUT le département de l’Yonne. Il faut enfermer les volailles dans un bâtiment ou les protéger par des filets placés sur les parcours extérieurs.

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’ensemble du territoire national.

Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses, le 17 novembre, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé », notamment pour 85 communes du département de l'Yonne. 

Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones.

En conséquence, ce jour mardi 6 décembre 2016, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’« élevé » sur l’ensemble du territoire.

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, à savoir :

  • l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
  • l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages .
  • l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants.

Enfin, le ministère de l'Agriculture rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.


Quelles sont les mesures à mettre en place pour les particuliers ?

Ce confinement consiste à enfermer les volailles dans un bâtiment, ou à les protéger par des filets placés sur les parcours extérieurs auquels elles ont accès, afin de limiter les contacts avec la faune sauvage.

Toute mortalité anormale dans une basse-cour doit être signalée sans délai à un vétérinaire ou à la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations pôle services vétérinaires/santé et protection animale).

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Quelles sont les autres mesures pour les professionnels, les chasseurs, les promeneurs, ... ?

  • Le confinement (ou la protection par des filets) s'applique aussi aux élevages commerciaux : une dérogation pourra être accordée sous couvert de réduction des parcours et validation du plan de biosécurité par une visite du vétérinaire sanitaire.
  • Par ailleurs, les rassemblements de volailles (foires, salons) sont interdits ainsi que les lâcher de gibier à plume.
  • La mise en mouvements des appelants et les lâchers de pigeons sont interdits sur tout le territoire métropolitain. Les lâchers de gibier à plume sont tolérés sous couvert de mesures de traçabilité.
  • Enfin, les mesures de surveillance des mortalités d’oiseaux sauvages dans le département de l’Yonne dans le cadre du dispositif de surveillance et de prévention de l’influenza aviaire sont maintenues. Les oiseaux trouvés morts pourront être collectés en vue de réaliser des analyses. En aucun cas les particuliers ne doivent manipuler sans précaution ces cadavres.

Que faire cas de découverte d’oiseaux morts ?

Toute mortalité d’oiseaux sauvages, notamment les espèces sensibles au virus comme les cygnes, canards, oies, foulque et autres oiseaux d’eau à partir d’un seul spécimen (ou concernant les autres espèces, s’il s’agit de cas groupés) doit être signalée :

  • en semaine à la Fédération des chasseurs de l’Yonne
  • les week-end et jours fériés à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage

En cas de difficulté à joindre ces deux organismes, les appels seront transmis à la DDCSPP, services vétérinaires (ou à la Préfecture en dehors des horaires d’ouverture au public).


CONTACTS téléphoniques :